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30 janvier 2006

Corne de brume

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Lettre de l'intervalle, entre deux impressions troublantes... Lettre vive, lettre phare...

14:26 Publié dans L'irracontable | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

29 janvier 2006

L'arbre à gouttes

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Souvent, pour d'inexplicables raisons, la réalité laisse voir ses visages inattendus. On croit souvent qu'ils ne signifient rien, et pourtant ils révèlent beaucoup de notre état présent.

Une autre forme de discernement...

15:02 Publié dans L'irracontable | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

27 janvier 2006

Romance...

... tirée du Concerto pour piano et orchestre n°20 en ré mineur, K.466, par Clara Haskil et le RIAS-Symphonie -Orchester Berlin, dirigé par Ferenc Fricsay (1954) - DG 437676-2 -
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Pour votre anniversaire, cher Wolfgang, j'écoute celle qui m'a appris à vous aimer. Le piano de Clara Haskil m'a enseigné combien votre légèreté devait à la douleur, et de quelle gravité vous vous extirpiez pour vous envoler aussi soudainement.

14:15 Publié dans Le chant des sirènes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

24 janvier 2006

La Moustache

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La Moustache, d'Emmanuel Carrère - Avec Vincent Lindon, Emmanuelle Devos... - 2004.

"Qu'est-ce que tu dirais si je me rasais la moustache ?" demande Marc à Agnès. "Je ne sais pas. Je t'aime avec mais je ne t'ai jamais connu sans." Tandis qu'Agnès s'absente faire une course, Marc décide de lui faire la surprise. A son retour, elle ne remarque rien... et personne d'autre ne s'en apercevra. Agnès perd-elle la raison ? Ou est-ce lui, Marc, qui oublie son passé, en réinvente les souvenirs, se noie dans une vie qui n'est pas la sienne ? Pourtant, leur couple semblait heureux. Hormis celui de leur amour, chaque repère s'évanouit, l'un après l'autre. Devant cette fuite du réel, Marc fuit sa vie, abandonne son quotidien, part pour Hong-Kong en toute hâte, y tourne en rond...

Emmanuel Carrère, qui tire un film de son propre roman, réussit un exercice de style précis et déroutant, mais qui, inexpliqué jusqu'au bout, reste peut-être trop formel. Nullement froid, car les comédiens y sont extraordinaires, d'une justesse émotionnelle étonnante, en réponse totale aux douleurs immédiates, aux bonheurs saisissants, aux gestes tendres nés à l'improviste... La relation de Lindon et Devos s'impose avec évidence, troublante et touchante. Mais... que nous dit Carrère ? L'absence soudaine et affolante à l'existence, la perte irrattrapable de la conscience, un glissement de la lucidité ?  Toutes les suppositions sont permises...

Et le réalisateur à son tour fuit la responsabilité d'un point de vue qui tranche, optant pour l'éternel recommencement de l'angoisse... qui naît de l'attente de ce que l'on connaît et dont on redoute pourtant le retour. Comme l'évoque la musique répétitive de Philippe Glass, fond sonore du film, que Marc écoute sans relâche. Ce même qui rassure et rend fou...

L'intelligence de Carrère prive son film d'une issue. Ou, volontairement, l'annihile. Il n'y a plus ni porte ni fenêtre.

 

21:25 Publié dans Silence, on tourne... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

23 janvier 2006

A la dérive...

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... d'un naufrage consenti entre les lignes de Haruki Murakami
- pour respirer soudain, dans l'inattendu :
"les oeuvres qui possèdent une sorte d'imperfection sont celles qui parlent le plus à nos coeurs, précisément parce qu'elles sont imparfaites." (H.M. , p146)

22:24 Publié dans Entre les lignes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

21 janvier 2006

Traces...

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          Sur son visage, un voyage dont je suis le cours du bout des doigts.

          La lumière s'est blottie sous ses paupières et au coin d'un sourire.

          Si vivante et lointaine

          Disparue si présente

          Je gagne du temps, ou peut-être... je l'éparpille, fragments de paroles,

          éclats d'images, sourires vers elle qui se tait

          et repousse le silence.

          Cette paix qui m'enchante

          Cette fougue que j'y devine

          Cette fièvre qui l'illumine

17:05 Publié dans L'irracontable | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

18 janvier 2006

Clin d'oeil à Frantisek Kupka

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La tige volubile des liserons se promène...

Petite phrase qui me trottait dans la tête depuis ce matin. Je m'étais réveillée en me souvenant d'un dessin de Kupka, d'une joie immédiate et un peu folâtre : "Une ligne se promène...". Il m'avait sauté aux yeux il y a quelques années, au détour d'une exposition surprenante sur l'évolution du peintre, de l'illustration vers l'abstraction.

J'ai retrouvé cette carte postale d'une "femme se baissant pour cueillir une fleur". Je venais de dessiner, machinalement, la tige volubile des liserons... Décidément, impossible de me libérer de ses arabesques avant de l'avoir tracée sur le papier !

 

17:45 Publié dans Au coin de l'oeil | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

06 janvier 2006

Encre et lumière sur mur, l'hiver

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(album)
- Illusion de l'immobilité -
Graciles et singulières, les branches frémissent sur le trajet de la lumière.

14:32 Publié dans L'irracontable | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

05 janvier 2006

Tarasque serpentine

La tarasque serpentine hante volontiers les sentiers des bois urbains au plus sec de l'hiver.

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A défaut de débusquer dans l'heure un Dragon Tsé Tsé (on les rencontre plus facilement l'été), j'ai traqué la tarasque. Celle-ci faisait la morte, toute tordue mais rigide, pour se fondre avec les branches des arbres décharnés. Oui, elle s'apparente au caméléon, capable de se dissoudre dans la couleur et la matière environnantes...

J'invite bien sûr les férus de bestiaire fabuleux à visiter sans tarder l'Institut de Cryptozoologie !

15:31 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

04 janvier 2006

Egon Schiele

Le ciel est bleu... le ciel est d'or pur... Cet hiver...
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Et pourtant, la peau se craquelle. Ses contours, nets, noircis par le froid, se fendillent.
Egon Schiele capture les reflets brûlants de la chair, de la vie, d'un trait sombre et nerveux, haché, couturé.
Blessé.
Les couleurs palpitent. Les contours s'écorchent au réel.
Se recroqueville en solitaire, dans l'effroi (ou l'extase lucide ?) pour écouter battre son sang...
- D'une promenade en forêt, où j'ai pensé à lui - 

12:27 Publié dans Au coin de l'oeil | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note