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01 février 2006
Ricochets
20:25 Publié dans L'irracontable | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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Commentaires
*.*... sublimes images... par contre, comment interprètes-tu: "la responsabilité commence avec le pouvoir de l'imagination"?
Ecrit par : Doune | 02 février 2006
... L'ombre appartient à la plume. Mais... à qui peut bien appartenir cette plume ? Question de ce jeudi brouillard... ? ... frédériC
http://fredericlement.blogspirit.com
Ecrit par : frédériClément | 02 février 2006
Tiens, j'ai une adresse dans mon carnet virtuel qui pourrait t'intéresser:
http://www.flickr.com/photos/magic_fly/
J'aime beaucoup certains de ses "collages"
Ecrit par : Doune | 02 février 2006
Superbe, cette adresse, Doune ! Merci ! J'adore ses objets imaginaires. Je n'ai jeté qu'un bref coup d'oeil mais je vais y plonger à la prochaine faille temporelle.
Pour comprendre "la responsabilité commence avec le pouvoir de l'imagination", replacer la citation dans son contexte peut aider. Le narrateur de "Kafka sur le rivage" est en train de lire un livre sur Eichmann, qui cherchait très mathématiquement à trouver "la solution finale". Un petit comptable, dépourvu d'imagination et qui, lorsqu'il fut jugé plus tard, ne s'émut jamais de ce qu'il avait combiné. Hitler lui avait soumis un problème ; il avait trouvé sa solution. Aucune place pour imaginer la souffrance que cela pourrait engendrer. Imaginer l'abomination... il n'en était pas capable. Il ne se sentait nullement responsable... et ainsi ne l'était pas davantage en son âme et conscience.
"La responsabilité ne peut naître en l'absence d'imagination. comme nous pouvons le constater avec Eichmann." (suite de la citation)
En tout cas, le sens de la responsabilité. Donc le fait d'assumer sa responsabilité.
Et puis, les gens sans imagination ne peuvent jamais se mettre à la place de ceux qui leur font face. Ils n'imaginent pas la vie hors de leur propre point de vue. Ils s'enferment dans une définition de la réalité. Souvent oppressante pour les autres. Et ils ne réalisent pas que cette réalité, ils pourraient la changer... car ils ne peuvent l'imaginer... Donc ils végètent. Souvent tristes, aigris, fermés, obtus. L'imprévisible glisse sur eux comme la pluie sur leur imper. Ils s'agrippent à ce qu'ils croient connaître (reconnaître), reproduisant des actes codés, mécaniques. Ils s'affranchissent ainsi de toute responsabilité.
La Boétie (le grand ami de Montaigne) a écrit un court opuscule qui s'appelle "Le traité de la servitude volontaire". Il m'a beaucoup impressionnée. Imaginer être libre, premier pas si difficile (vertigineux) qui vraiment marque la conscience de notre responsabilité sur le cours de l'existence (aussi minime soit-elle)...
Frédéric... je vous retourne la question ! N'est-ce pas vous, monsieur FrédériC Tic-tic, le spécialiste des oiseaux, l'ornithorêveur averti ? Je comptais sur vous pour m'aider à identifier cette plume bleue trouvée sur le chemin du petit chaperon rouge !
Ecrit par : Fugitive | 02 février 2006
Merci pour ces explications qui me donnent encore plus envie de lire ce livre. De plus, tu expliques les choses clairement ce qui est une qualité précieuse... Je me suis toujours intéressée à la philosophie mais suis souvent rebutée par le langage obscur, seulement déchiffrable par quelques élus alors qu'elle touche la plupart du temps, des thèmes qui intéresseraient le plus grand nombre. Quel Dommage!
Ecrit par : Doune | 02 février 2006
...m'interpellent vos mots en ce soir de plaines givrées...."l'imprévisible glisse sur les gens sans imagination comme la pluie sur leur imper...ils végètent, ils s'agrippent..." ...tellement vrais vos mots....imperméables et insensibles, ils parviennent dans les gammes des émotions et sensations, à faire vibrer, chez les autres, toutes les notes.
Ecrit par : vi | 02 février 2006
plumes bleues dansent / mues par le pouvoir de l'imagination
vue de l'esprit
Ecrit par : sylvie | 19 février 2006
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